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Faciliter l’accès aux études

1.1. FACILITER L’ACCÈS ADMINISTRATIF

  • Proposer un accès à une information claire, détaillée et multilingue sur le site internet et/ou via une brochure : par exemple, faire un onglet spécifique qui centralise toute l’information disponible sur les conditions d’accès aux études et les initiatives en place en matière d’accueil.
  • Centraliser et communiquer une information sur les procédures d’inscription, les conditions d’accès aux études, les bourses, les fonds disponibles.
  • Maintenir ou soutenir la gratuité des examens d’admission aux études supérieures (on vise via cet engagement les examens d’admission prévus en l’absence d’un CESS - certificat du secondaire supérieur — ou prévus pour permettre l’inscription de tous les candidats étudiants, qu’ils soient migrants ou pas, à certaines filières d’études supérieures, notamment ESA).
  • Supprimer — ou à minima en instaurer ou en maintenir la gratuité — l’examen de maîtrise suffisante de la langue française [1].
  • Maintenir ou mettre en place la gratuité des cours suivis par les élèves libres dans la limite des possibilités de l’institution [2]
  • Maintenir ou soutenir une formation spécifique du personnel chargé des inscriptions sur le droit de l’enseignement supérieur, en y incluant les questions liées aux catégories de migrants.
  • Soutenir les services spécifiques d’accueil aux étudiants étrangers et renforcer les effectifs pour pouvoir les accompagner correctement [3].
  • Faire preuve de souplesse lors des demandes de documents dans le cadre des procédures d’admission et d’inscription, car ces documents représentent un coût lorsqu’ils doivent être certifiés conformes [4].
  • Sensibiliser les instances académiques chargées de statuer sur un refus d’inscription aux spécificités des statuts (entre autres par exemple les systèmes de cotations existants à l’étranger).
  • Ne pas lier le titre de séjour en Belgique avec l’accès aux études, maintenir l’accès aux études pour les sans-papiers en ne demandant que des documents prouvant l’identité de la personne.
  • Garantir la « sécurité » des personnes sans-papiers au sein de l’enceinte scolaire afin qu’aucune arrestation n’y soit possible.
  • Permettre au personnel des inscriptions — en mettant à leur disposition les ressources et le matériel nécessaire — de maintenir un contact humain et une communication fluide et respectueuse des personnes.
  • Promouvoir, en tant qu’établissement d’enseignement du supérieur, auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles, une révision du système d’équivalence de diplômes, en faveur d’un assouplissement des conditions d’octroi ainsi que d’une gratuité de la procédure, mais aussi d’un traitement équitable entre les différentes nationalités et d’une plus grande transparence dans les décisions prises.
  • Réaliser et promouvoir une reconnaissance des équivalences de diplôme tout au long de l’année avec un soutien pour les frais de traductions.
  • Organiser un programme particulier centré sur l’acquisition du français et offrant un appui administratif qui intègre aussi la possibilité d’être auditeur/élève libre comme cela se fait déjà dans certains établissements [5]
  • Élargir le spectre des documents permettant un accès aux études supérieures, dans le cas où le candidat étudiant serait dans l’incapacité matérielle de fournir les documents certifiés.
  • Promouvoir l’accès aux visas étudiants auprès du gouvernement belge pour les étudiants réfugiés n’ayant pas la possibilité de poursuivre leur cursus dans le pays-tiers où ils ont trouvé refuge.

1.2 FACILITER L’ACCÈS FINANCIER

  • Lutter contre la précarité estudiantine en renforçant les mécanismes d’aide financière pour les étudiants, qu’ils soient étrangers ou pas.
  • Faciliter l’accès aux services sociaux pour les étudiants étrangers.
  • Augmenter le nombre et l’accès à des bourses couvrant les frais scolaires et connexes (logement, transport, visa...) pour les candidats étudiants réfugiés installés en Belgique ou dans un pays-tiers.
  • A minima, considérer de manière générale en termes de coûts d’accès aux études qu’un étudiant égale un étudiant, quelle que soit sa nationalité d’origine [6] et quel que soit son statut de séjour.
  • Permettre un accompagnement personnalisé des étudiants migrants par le service social, ou service de guidance universitaire en étroite collaboration avec le personnel enseignant et les initiatives étudiantes.

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